AUTOPOTRAITS

Ces série d'autoportraits explorent les liens entre corps, identité, mouvement et perception. Loin d'une représentation documentaire ou descriptive, les images cherchent à saisir une présence, une émotion, un état intérieur. Le corps apparaît comme un instrument sensible, traversé par la lumière, le geste et la transformation.

Nourrie par ma pratique de la danse, cette recherche envisage la photographie comme la trace d'une action, d'un mouvement ou d'un état vécu. Les contours se dissolvent parfois, les formes se fragmentent, laissant émerger une vision plus intuitive et symbolique de l'identité.

Entre abstraction et figuration, ces autoportraits interrogent ce qui constitue la singularité d'un être au-delà de son apparence. Ils tentent de révéler une part invisible de soi, une vibration intérieure, une émotion ou une sensation difficile à nommer.

L'autoportrait s'affirme ici comme un espace d'exploration sensible, un moyen de cristalliser des états de l'âme et des fragments d'expérience dans une écriture visuelle à la fois poétique, mouvante et profondément personnelle.


CORPS D'EMPREINTE


Fluide, le corps laisse au coeur de ces images une empreinte volatile de l’instant. Les formes se dissolvent dans un jeu subtil de contrastes et d'éclairages, le mouvement suspend le temps ... Cette série de photographies capte l’évanescence d’un geste, la mémoire vibrante d’une énergie en perpétuelle métamorphose.

"Corps d'empreinte" explore l’interstice entre la matière et l’immatériel, entre incarnation et disparition. Ces silhouettes effacées semblent danser avec le vide, tissant une poétique de l’éphémère. Le regard est invité à s’abandonner à l’abstraction, à ressentir l’élan vital qui pulse sous la surface, à lire dans le flou l’histoire d’un corps en quête de liberté.


Le corps danse, son mouvement peint et l'objectif en capture l'essence à la frontière entre photographie et peinture. Spectrales et singulières, des images prises sur le vif traduisent l'ensemble d'une performance improvisée. Par le mouvement, l'être se transforme révélant le visage insoupçonné de l'invisible à travers des autoportraits énigmatiques. 


Dans ce dialogue entre définition et latence, l’artiste questionne la perception : que voyons-nous réellement ? Que laissons-nous échapper ? Ces bribes de mouvements, comme des murmures, ouvrent un espace où l’intime et l’universel se rencontrent.


CORPS D'OMBRES

Allégories d'une tension fugace, d'un instant suspendu où le visible s’évanouit, le corps semble une matière éthérée, une vibration suspendue dans le temps. Les contours se dissolvent, flirtant avec l’abstraction.

Le geste, presque imperceptible, invite à une contemplation sensorielle. La matière corporelle se dissipe dans un flou pictural évoquant une poésie de l'absence. Ces photographies incarnent un souffle, un élan où l’humain dialogue avec l’immatériel.

Loin d’être une simple représentation, cette série interroge la place du corps dans l’espace, dans sa quête d’union avec la lumière. Elle propose une résonance intime, un voyage introspectif mêlant sensualité à une étrange mélancolie.